La mélatonine l’hormone maîtresse

Des chercheurs se réfèrent de la mélatonine comme l’hormone maîtresse.

L’hormone mélatonine est sécrétée par la glande pinéale, en forme de cône de la taille

d’un poids situé derrière vos yeux dans le cerveau.


En début de vie la mélatonine est pleinement produite

La configuration du corps dans la production de mélatonine est similaire que celle de

deux autres hormones promettant la jeunesse: L’hormone de croissance et la DHEA.

En début de vie la mélatonine est pleinement produite. Elle commence à chuter avant la puberté et continue constamment à décliner avec l’âge. La glande pinéale montre vers l’âge de 45 ans que la pleine production est terminée et le taux de production de mélatonine chute sérieusement.

Les autres systèmes dans le corps semblent prendre ce signal pour une lente dégradation et le processus de vieillissement commence.


Pouvons nous réapprovisionner ces magasins de mélatonine et ralentir le vieillissement?

La recherche dit que oui. Des études ont montrées que la mélatonine a un assez grand nombre d’effets bénéfiques significatifs à long termes sur le corps. C’est l’un des plus important antioxydant jamais découvert, avec même un plus grand éventail d’efficacité

que la vitamine C, E, et la bêta-carotène dans la prévention de dommages des radicaux libres.

Aussi elle joue un rôle très important en prévenant les changements qui peuvent causer l’hypertension et les attaques cardiaques et peut être réduit le risque de certains cancers.

Les taux de mélatonine se réduisant, le corps reste incapable de se défendre des dommages oxydatifs qui causent beaucoup de réels problèmes du vieillissement.


La mélatonine active le système immunitaire

Et participe à une part importante dans la production d’oestrogène et de testostérone, aidant à prévenir des cancers reproductifs et ralentit la progression des tissus malins existant.

La mélatonine à travers la fonction de la glande pinéale régule notre horloge biologique et garde le contrôle de synchronisation avec les rythmes du jour et de la nuit et régule le sommeil.


Mélatonine: interdit de vieillir

Le professeur Richard Wurtmann du Massachusset's Institute a découvert l'horloge biologique du vieillissement.

Il vient de prouver au monde scientifique que la vieillesse est due aux attaques des cellules saines par les radicaux libres, lorsque la glande pinéale ne libère plus assez de mélatonine.

La sécrétion de cet agent naturel de l'antivieillissement débute à l'âge de 3 mois.

Elle chute dès l'adolescence et plus encore à partir de 40 ans.


Contre l'insomnie

La mélatonine restaure de façon étonnante les rythmes naturels du sommeil. Elle est inoffensive et n'entraîne aucune accoutumance.


Contre les effets du vieillissement

La mélatonine agit efficacement contre les rides, les taches de vieillesse. Elle améliore l'élasticité de la peau, la souplesse des articulations, l'activité sexuelle, la solidité des os, la force musculaire, la mémoire.


La mélatonine, une hormone naturelle puissante et efficace (2 janvier 2007)

La mélatonine est une hormone naturelle produite par la glande pinéale. La supplémentation en mélatonine soulage efficacement les troubles du sommeil. Elle est également utilisée pour renforcer le système immunitaire, réduire le risque de maladies cardio-vasculaires, protéger contre les lésions de l’ADN conduisant au cancer et comme traitement additionnel de celui-ci.


La glande pinéale, également appelée épiphyse, contrôle, avec l’hypothalamus, les cycles veille/sommeil. Sous l’effet de l’obscurité, elle libère de la mélatonine, l’hormone qui règle notre horloge interne sur la position du sommeil. Le niveau de mélatonine atteint son maximum entre une heure et cinq heures du matin. Lorsque l’aube paraît, la lumière inhibe la sécrétion de mélatonine et notre horloge se met en position d’éveil.

Après un repas, ses niveaux augmentent, expliquant en partie que l’on puisse avoir sommeil après un repas.

Une fois produite, la mélatonine ne reste que 20 à 90 minutes dans la circulation sanguine. Parce qu’elle est fortement liposoluble et quelque peu hydrosoluble, la mélatonine pénètre facilement dans chaque compartiment cellulaire (membrane, cytoplasme et noyau) de chaque cellule de l’organisme.

Comme celle de nombreuses autres hormones jouant un rôle crucial, la production de la mélatonine commence à diminuer dès la puberté et baisse ensuite régulièrement jusqu’à l’âge de 70 ans où elle peut ne plus représenter que 10 % des niveaux de jeunesse. Cette diminution de la production de mélatonine est souvent aussi le signal du déclenchement du développement de nombreuses pathologies dégénératives.


Un antioxydant particulièrement puissant

La mélatonine est l’un des antioxydants les plus puissants que l’on connaisse. Elle exerce des actions omniprésentes, antioxydantes directes et indirectes, et neutralise les radicaux libres. En plus de détoxifier tout un éventail de molécules hautement réactives, la mélatonine stimule également des enzymes antioxydantes. De plus, un produit dérivé de l’interaction de la mélatonine avec les radicaux libres, le N1-acétyl-N2-formyl-5-méthoxykynuramine, est lui-même un puissant neutralisateur de radicaux libres, avec un pouvoir au moins équivalent à celui de la mélatonine elle- même. Cette capacité à induire une « cascade antioxydante » augmente encore la résistance de la mélatonine aux lésions oxydatives.


Vieillissement, mélatonine et troubles du sommeil

Les personnes âgées sont souvent sujettes à des troubles du sommeil, en grande partie parce que la production de mélatonine, comme celle de beaucoup d’autres hormones indispensables, décline avec les années. Les réveils précoces ou nocturnes, les difficultés d’endormissement deviennent plus fréquents.

Des chercheurs de l’institut de technologie Technion, en Israël, ont étudié les effets d’une supplémentation en mélatonine chez des personnes âgées insomniaques déficientes en mélatonine. Elles ont reçu pendant une semaine 2 mg de mélatonine à libération rapide, 2 mg à libération prolongée ou un placebo deux heures avant d’aller se coucher, traitement suivi par une période de deux mois pendant laquelle elles ont pris deux heures avant de se coucher 1 mg de mélatonine à libération prolongée ou un placebo.

Le traitement avec 2 mg de mélatonine à libération rapide ou prolongée a amélioré la qualité du sommeil des personnes âgées insomniaques. L’endormissement était plus rapide avec la mélatonine à libération rapide tandis que la qualité du sommeil était meilleure avec la mélatonine à libération prolongée.

Ces améliorations perduraient lorsque le traitement passait à 1 mg mais se détérioraient à l’arrêt du traitement (note 1).


Éviter le jet lag

Le jet lag se produit lorsque notre horloge biologique se désynchronise. Il apparaît à cause du décalage horaire, lorsque nous faisons des voyages de moyenne ou longue distance. Un jour par fuseau horaire traversé peut être nécessaire pour que l’organisme retrouve seul un rythme normal. Depuis 1994, la mélatonine est largement utilisée par les voyageurs et le personnel volant des compagnies aériennes pour lutter contre le jet lag.

Le rythme circadien de l’homme, caractérisé par l’élévation et la baisse des niveaux hormonaux et le cycle familier sommeil/veille, est lié au lever et au coucher du soleil. La plupart des méthodes cherchant à réduire les effets du jet lag sont parties de ce fait et de celui que les effets du cycle jour/nuit sont induits par la mélatonine.

Les stratégies pour manipuler le cycle veille/sommeil, comme celles utilisées pour soulager les symptômes du jet lag, reposent donc sur la manipulation de l’exposition à la lumière et la prise de suppléments de mélatonine à des moments clés.

Des chercheurs britanniques ont passé en revue des essais cliniques publiés utilisant de la lumière vive, associée ou non à de la mélatonine, pour essayer d’accélérer le réentraînement du cycle circadien après des vols simulés ou réels traversant plus de 5 fuseaux horaires (note 2).

Huit des dix essais ont montré une nette réduction du jet lag avec la prise de mélatonine. Les chercheurs ont conclu que prendre 2 à 5 mg de mélatonine au moment de se coucher après l’arrivée est un moyen efficace de minimiser les effets du jet lag. Pour une efficacité maximale, la prise de mélatonine devrait se poursuivre encore 2 à 4 jours. De plus, il faut faire attention à l’heure des repas et à l’exposition à la lumière, qui accélère le réentraînement. Mais, à l’inverse, des repas pris à une heure inappropriée, un usage peu judicieux d’alcool ou de café et une exposition à la lumière vive au mauvais moment le ralentiront.


mélatonine et maladie d’Alzheimer

La mélatonine semble capable de soulager certains symptômes liés à la maladie d’Alzheimer. Des troubles du cycle veille/sommeil sont très caractéristiques de cette maladie, de même qu’un phénomène appelé syndrome du coucher du soleil, qui s’accompagne parfois d’agitation et d’agressivité. C’est un trouble du comportement habituel dans la maladie d’Alzheimer surtout lorsqu’elle s’accompagne d’une dépression. Cela se manifeste par une aggravation de différents symptômes cognitifs et du comportement qui se produit pendant les heures de la soirée. Bien que les raisons de l’apparition de ces symptômes ne soient pas encore très claires, un certain nombre de chercheurs pensent qu’elle pourrait être liée à un déclin des niveaux de mélatonine.

Des chercheurs de l’Institut Hollandais de recherche sur le cerveau, à Amsterdam, expliquent de quelle façon le déclin de la production de mélatonine qui se produit avec le vieillissement peut, non seulement influer sur le rythme circadien, mais également jouer un rôle dans le développement et les caractéristiques de la maladie d’Alzheimer (note 3).

Ils citent des recherches montrant que le vieillissement est caractérisé par une détérioration progressive des rythmes circadiens due en partie à des modifications dégénératives du noyau suprachiasmatique et de la glande pinéale, qui ont pour résultat une diminution de la production de mélatonine. Ils citent d’autres travaux montrant que, chez des patients souffrant de maladie d’Alzheimer, l’horloge biologique est sévèrement perturbée et le degré de perturbation de la sécrétion de mélatonine est relié à la sévérité des troubles mentaux causés par la maladie. Ils déclarent que « les patients avec des perturbations du cycle veille/sommeil ont des troubles du rythme de sécrétion de mélatonine et que la disparition du rythme quotidien de la mélatonine chez des patients souffrant de maladie d’Alzheimer est cohérente avec des troubles cliniques du rythme comme du délire, de l’agitation ou des troubles veille/sommeil ».

Pour soulager les syndromes du coucher de soleil ou les troubles du sommeil chez des patients atteints de maladie d’Alzheimer, on utilise sans beaucoup de succès, et même avec parfois pour résultat une exacerbation du problème, des sédatifs, comme les benzodiazépines, et des antipsychotiques, comme l’halopéridol. En comparaison, des suppléments de mélatonine peuvent sembler plus intéressants puisqu’ils pourraient soigner la cause : une déficience de production de mélatonine.

Des études ouvertes ou contrôlées indiquent une réduction significative de la détérioration cognitive chez des patients atteints de maladie d’Alzheimer traités avec de la mélatonine. Ces effets bénéfiques sur la fonction cognitive pourraient être en partie dus à la capacité de la mélatonine à favoriser chez les personnes âgées le sommeil lent et à augmenter les phases réparatrices du sommeil. De plus, la mélatonine protège les neurones de la toxicité de la bêta- amyloïde et du développement des plaques d’amyloïde associés à la maladie d’Alzheimer (note 4).


Des mécanismes anticancéreux

On a montré, dans des études cellulaires sur l’animal et chez l’homme, que la mélatonine a des propriétés anticancéreuses significatives. La mélatonine est capable de détruire directement différents types de cellules tumorales humaines. Lorsque des tumeurs sont déjà installées dans l’organisme, la mélatonine est capable d’inhiber leur taux de croissance. La mélatonine a une activité oncostatique naturelle qui inhibe la croissance des cellules cancéreuses. Elle peut retarder le développement et le métabolisme d’une tumeur en abaissant la température corporelle. Antioxydante et inductrice d’antioxydants, la mélatonine empêche les tumeurs de participer aux lésions radicalaires sur des cellules normales et, par suite, limite les lésions oxydatives sur l’ADN, les lipides, les acides aminés et les protéines.


Un traitement adjuvant du cancer

Des études cliniques en grand nombre ont incorporé la mélatonine dans le traitement du cancer, seule ou associée à d’autres traitements. Elle semble renforcer l’efficacité des autres formes de traitement anticancéreux, réduit leurs effets secondaires, augmente la survie et améliore la qualité de vie des patients.

Lorsqu’elle est utilisée comme adjuvant à des traitements anticancéreux conventionnels, la mélatonine semble inhiber la prolifération de certaines cellules cancéreuses et pourrait aider à lutter contre les effets secondaires toxiques des chimiothérapies et des radiothérapies.

Une revue de la littérature a identifié près de 100 études sur l’homme, 50 d’entre elles évaluaient la mélatonine comme traitement adjuvant du cancer, les autres évaluant les niveaux de mélatonine endogène chez des patients souffrant d’un cancer.

Une méta analyse a examiné 10 rapports publiés entre 1992 et 2003 donnant des résultats de dix études cliniques randomisées, contrôlées contre placebo, effectuées en Pologne et en Italie, portant sur des patients avec une tumeur traités par de la mélatonine associée à un autre traitement. Les chercheurs ont constaté un bénéfice important avec toutes les doses de mélatonine utilisées sur une année de survie lorsque l’hormone était testée comme traitement adjuvant dans différents cancers à un stade avancé. Par rapport à ceux qui ne l’ont pas prise, les patients qui ont reçu de la mélatonine avaient 44 % moins de risque de mourir dans l’année qui a suivi leur enrôlement dans l’étude (note 5).


Augmente l’espérance de vie de souris

Des souris ont reçu chaque soir dans leur eau de boisson 10 mcg/ml de mélatonine. Au début de l’étude, les animaux étaient déjà âgés de 575 jours. Non seulement la durée de vie maximale des souris a été augmentée de 20 %, mais elles ont également montré plusieurs signes similaires à ceux d’animaux plus jeunes, comme une fourrure plus lustrée, une vigueur plus importante, davantage d’activité et un meilleur maintien (note 6). Une deuxième étude sur une espèce différente de souris a donné des résultats similaires (note 7).


1. Melatonin replacement therapy in elderly insomniacs, 1995, 18(7) ; 598-603.

2. Herxheimer A. et al., Melatonin for the prevention and treatment of jet lag, Cochrane Database Syst. Rev., 2002, (2) : CD001520.

3. Wu Y.H. et al., The human pineal gland and melatonin in aging and Alzheimer disease, J. Pineal Res., 2004 Dec 21 (online pub date).

4. Cardinali D.P. et al., Clinical perspectives for the use of melatonin as a chronobiotic and cytoprotective agent, Ann. NY Acad. Sci., 2005 Dec, 1057 : 327-36.

5. Melatonin in the treatment of cancer : a systematic review of randomized controlled trials and metaanalysis, 20th Annual Meeting of the American Association of Naturopathic Physicians, August 24 through 26 2005, Phoenix, Arizona.

6. Maestroni G.H.M. et al., Pineal melatonin, its fundamental role in aging and cancer, in : Neuroimmunomodulation : interventions in aging and cancer, Annals of the NY Academy of Sciences, 1988, 521 : 140-148.

7. Maestroni G.H.M. et al., Melatonin, stress and the immune system, Pineal Research Review, 1989, 7 : 203- 26. (2 janvier 2007)